La conférence organisée par LBPAM mardi dernier était riche en enseignements. Les intervenants ont apporté leurs expériences et leurs éclairages sur les incidences actuels des taux bas sur les rendements des fonds monétaires.

 

En effet dans un contexte de croissance actuelle peu ou prou nulle et avec une inflation maîtrisée, les banques centrales, pour espérer relancer la croissance, ont baissé leur taux de refinancement en dessous de 1% et ramené la rémunération des dépôts bancaires à 0%.

Cet environnement amène les indices de référence des placements monétaires comme l’EONIA des niveaux proche de 0 et mettent les gérants de fonds monétaires face à un réel défi : celui de l’équilibre entre prise de risque et rendement.

Même si l’AMF a défini deux familles d’OPCVM monétaires* : les OPCVM « Monétaire » et les OPCVM « Monétaire Court Terme », nous pourrions y rajouter la famille les OPCVM Monétaire de 1ère catégorie investis uniquement en titres souverains, baptisée chez LBPAM « première monétaire »

Cette dernière existe déjà chez toutes les maisons de gestion et vise à regrouper les fonds investis sur les dettes supposées les moins risquées, celle des Etats. Elle n’offrira par contre qu’un rendement difficilement supérieur à 0%.
En effet les bons du Trésor des pays du nord de l’Europe offrent aujourd’hui des niveaux négatifs ou proches de zéro. Les pays périphériques présentent des rendements bien supérieurs, mais avec des risques jugés plus importants. Par exemple les dettes espagnoles ou associées ont aujourd’hui disparu des OPCVM monétaires de 1ère catégorie en raison de l’abaissement de leur notation.

L’appartenance à l’une ou l’autre des deux familles d’OPCVM Monétaires est déterminée par des problématiques de durée de vie des titres en portefeuille, ainsi que par des critères de notation court-termes.

Nous allons y retrouver des choix d’investissements permettant de capter du rendement comme :

  • Intégrer de la dette Italienne à court terme, considérée actuellement par ces gérants comme plutôt sure et rémunératrice.
  • Diversifier sur des émetteurs corporates et cela malgré la baisse globale des notations
  • Pondérer plus fortement les titres à taux fixe pour se prémunir d’une éventuelle baisse des taux

En conclusion et avec comme hypothèse une année supplémentaire de taux bas, nous allons devoir adapter les objectifs de rendement avec les prises de risques afférentes.
Dette bancaire ou non, dette de pays périphériques ou non, allongement ou non des supports de placement.