C’est en août 2016 que la Banque de France nous annoncera si oui ou  non le taux du Livret A sera maintenu à 1%. Si beaucoup d’éléments laissent à prévoir qu’il devrait baisser, qu’en sera t-il à un an des élections ?

L’été n’est pas la saison préférée du Livret A

C’est souvent durant la période des vacances d’été que le Gouvernement décide de baisser le taux du placement préféré des français. Pour rappel:
Août 2014 : Le Livret A passe de 1.50% à 1%
Août 2015 : Le taux passe sous la barre historique des 1% pour atteindre 0.75%
Au vu des derniers chiffres de l’inflation, et si nous nous référons aux tendances de ces dernières années, il assez probable que le taux baisse encore de 25 points de base cet été.

Une inflation toujours pas suffisante

Les prix à la consommation augmentent de 0,4 %en mai 2016 et ils sont stables sur un an. D’autre part, en juin, les premières estimations de l’Insee sont plutôt positives :

prevision-inflationSource : Prévisions prix à la consommation juin 2016, Insee.fr

Les prix à la consommation devraient augmenter de 20 points de base sur un an.
Cependant, si nous tenons compte de la règle mise en place en 2008, soit inflation + 25 points de base, le Livret A, en août 2016, atteindrait le taux de 0.5%.

Un contexte favorable au maintien de son taux

Cependant, le contexte particuliers de cette année 2016 laisse entendre qu’un maintien du taux est fortement possible.

Tout d’abord, le Livret A connait enfin un regain! Après 10 mois de decollecte, les derniers chiffres de la Caisse des Dépôts viennent de tomber : + 400 Millions d’euros de collecte positive en mai 2016 ! Cela s’explique par la baisse globale des rendements sur les produits de placements (PEL, assurance vie…) : les français ne répondent pas à cette baisse en consommant mais en épargnant sur des produits liquides (comme le dépôts à vue et le Livret A).
Enfin, élément à prendre en compte avec sérieux : les élections présidentielles ! A un an des élections, toucher une nouvelle fois au placement favori des français ne serait pas bien perçu par le public.
« A un an de l’élection présidentielle, nous sommes plutôt entrés dans la période des « cadeaux aux épargnants » », reconnaît Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Le gouverneur de la Banque de France pourrait donc n’émettre qu’un simple avis sur ce taux. Laissant le soin à l’exécutif de maintenir le statu quo. (Source : LesEchos.fr)