Nous en avons parlé déjà à de nombreuses reprises : l’extension du programme de rachats d’actifs de la BCE ont plongé les taux des produits de placements de trésorerie vers des niveaux historiquement bas. Aujourd’hui, Nous décidons de faire le tour des produits financiers encore rentables et disponibles pour vos placements de trésorerie, du moins risqués au plus risqué. A ce titre, David Guyot, co-fondateur de Pandat, témoigne.

Allonger les maturités de placement de trésorerie (risque faible)

Nous l’avions déjà évoqué, allonger sa durée de placement permet de se protéger d’une éventuelle baisse des taux. Dans cet article d’Option Finance, on parle de passer des « OPCVM monétaires court terme » à des « OPCVM monétaires ». En effet, certains rapportent encore 5 à 10 points de base.

Autre solution, le compte à terme :

 « Il est encore possible pour les PME et les ETI d’obtenir en moyenne 0.3% sur un mois et 0.7% sur un an » signale David Guyot, co-fondateur de Pandat.  

Pour les grands groupes, la tâche s’avère plus compliquée. C’est en augmentant sa maturité à 5 ans par exemple, qu’il leur sera possible d’obtenir jusqu’à 1.2%. L’idéal est tout de même de souscrire à des comptes à terme 10 ans : cela permet de fixer la rémunération dans un contexte de taux baissier mais aussi de sortir sous 32 jours en cas de problème.

Au sein de cette gamme d’outils, une variante commence à émerger : les dépôts à terme assortis d’une prime de fidélité. Cela permet à une entreprise de décider unilatéralement de sa sortie.

« Pour ce produit, nous offrons presque 10 pb de plus que la première année qu’un dépôt à terme classique, puis jusqu’à  5 pb la 5ème annéee » précise Mireille Cuny, responsable mondiale de liquidité et d’investissement pour les entreprises au sein de la Société Générale CIB.

Diversifier le type de taux (risque faible)

La logique de diversification des actifs de placement doit porter sur la partie « taux » du coupon. L’Eonia à -0.35% est le taux de référence.

« Pour doper la performance, il est intéressant de sélectionner des titres indexés à l’Euribor. D’abord, ce sont des titres de maturités longues, donc qui offrent une rémunération plus forte. Et avec un Euribor supérieur à l’Eonia, cela augmente mécaniquement la rémunération versée. Ensuite, à la différence des émissions indexées à l’Eonia, celles qui le sont à l’Euribor ont, sauf exception, un minimum à 0% sur la partie taux du coupon, offrant ainsi la garantie que le rendement ne passera pas en négatif« , précise Laurent Gognon, Directeur de la gestion taux, monétaire et obligataire chez BFT IM.

Prendre une exposition sur des profils de crédits plus risqués (risque moyen)

Il s’agit d’acquérir des titres présentant un risque de crédit plus élevé.

« Le rendement passe du simple à plus du double » indique Julien Daire, directeur gestion taux et crédit chez CPR AM.

Se tourner vers des émetteurs non européens (risque moyen)

Sous l’effet de la crise des dettes souveraines, la dette émise par les émetteurs de la périphérie de la zone euro a pendant longtemps offert une rémunération intéressante. Mais à la suite des mesures récentes de la BCE, cela est moins intéressant (écart entre dette souveraine française et italienne s’est divisé par 2). Il faut ainsi se tourner vers des emprunts en devise étrangère, plus rémunérateurs.

Placer en devises étrangères (risque moyen)

Les groupes percevant des flux libellés dans des monnaies étrangères peuvent avoir grand intérêt à ne pas les convertir en euros mais à les placer. En contre-partie, les entreprises s’exposent à un risque de change, ce que beaucoup refusent dans le cadre de placements.

S’intéresser aux contrats de capitalisation (risque moyen)

Ce produit connaît un intérêt de plus en plus important de la part des entreprises.  Il s’agit d’un produit de placement proposé par les assureurs : il permet de capitaliser les sommes versées à l’intérieur d’un contrat investi sur plusieurs types de supports. Son horizon est en moyenne de 4 ans.

« En moyenne, celles-ci atteignent 2% net de frais de gestion. En logeant dans son contrat de capitalisation des fonds ne garantissant pas le capital investi, par exemple des fonds SCPI, ce rendement peut sensiblement grimper, pour dépasser 3%« , précise David Guyot.

Tout savoir sur le contrat de capitalisation.

Doper la performance avec des produits structurés (risque élevé)

Pour doper le rendement, le moyen le plus rapide mais aussi le plus risqué est de se tourner vers des produits structurés. A ce titre, Pandat propose un panel de produits structurés proposés par nos partenaires bancaires. Citons ici les « credit linked-deposits » ou bien encore les « auto-calls » qui connaissent un regain d’intérêt dans ce contexte de taux baissiers.

Vous voulez en savoir + sur les produits structurés ?Pandat vous accompagne aussi dans la composition de ces produits en s’adaptant toujours à votre profil.

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