Mauvaise nouvelle pour les trésoreries, malgré les signaux positifs : reprise progressive de l’inflation, stabilité des attentes de croissance….la BCE a décidé de maintenir sa politique monétaire et de ne pas relever ses taux pour le mois d’avril. 
A la fin du mois passé, le taux de refinancement reste donc à 0%, le taux de la facilité de dépôt à -0,5% alors que le taux de prêt marginal à 0,25%.


Vers une remontée progressive des taux d’intérêt


Sans le dire ouvertement, la BCE a préféré rester prudente face aux risques d’instabilité politique liée à l’élection présidentielle française et à la sortie de la Grande Bretagne de l’UE.


« Nous n’avons pas suffisamment d’éléments probants pour modifier notre évaluation des perspectives d’inflation et nous ne sommes pas suffisamment confiants dans le fait que l’inflation va converger vers des niveaux cohérents avec notre objectif d’une manière durable et auto-entretenue » a expliqué le président de la BCE, Mario Draghi, lors de la conférence de presse donnée à l’occasion 

Selon les analystes, la banque européenne ne devrait pas changer sa politique avant la fin d’année de peur de réitérer l’erreur fait en 2008 quand l’institution de Francfort a relevé ses taux trop rapidement avant l’éclatement de la crise dans l’Union européenne.

David Guyot, Cofondateur de Pandat, a confirmé ce sentiment lors des rencontres pour le financement de l’économie « la remontée des taux ne devrait pas se faire de manière brute ».
Les nouvelles prévisions prévoient un changement de politique monétaire uniquement à partir de 2018.



Des placements de trésorerie toujours plus compliqués à trouver 


Pour les trésoriers en recherche de financement, c’est peut-être les derniers mois pour profiter de possibilités de financement intéressantes avec des investisseurs qui continuent d’être stimulés à investir dans les entreprises tandis que que l’option de crédit se maintiennent à des taux très compétitifs.


A l’inverse, pour les placements de trésorerie, la nouvelle n’est pas de bonne augure. Les placements à court terme et les solutions peu risquées continuent d’être peu rentables.


Reste à parier que les résultats de l’élection présidentielle française rassurent les institutions européennes et que Bruxelles décident d’anticiper l’évolution de sa politique monétaire.