La quête de rendement réclame des arbitrages parmi les placements de trésorerie. Réservé en particulier aux associations et aux holdings patrimoniales, le contrat de capitalisation offre un large accès à de très divers supports d’investissement : fonds en euros à capital garanti, unités de compte investies sur l’ensemble des classes d’actifs, solutions sur-mesure.

L’atout maître du contrat de capitalisation, le rendement de son fonds en euros, n’a jamais été aussi décisif. Les premières semaines de l’année sont traditionnellement le moment pour les assureurs d’annoncer le rendement de leurs fonds en euros. Ils n’ont pas dérogé à la règle en janvier 2021 et si un certain recul se confirme, il est bien moins marqué que pour les autres placements à la disposition des trésoriers (à noter : le contrat de capitalisation n’est accessible qu’à certaines personnes morales*) : continuer à percevoir une rémunération supérieure à 1%, avec un effet de cliquet qui assure une revalorisation année après année, incite à y allouer une part de ses avoirs.

Entre le risque non-négligeable d’une taxation des dépôts (lire notre point de vue récent à ce sujet) et le recul du rendement du compte à terme, diversifier ses placements est devenu une nécessité absolue. Pour ce faire, cantonner un montant de liquidité éligible à un investissement de moyen-long terme est un premier acte de saine gestion. L’orienter vers un contrat de capitalisation requiert d’identifier plus précisément encore son horizon d’investissement et son appétence au risque. 

Les principales caractéristiques du contrat de capitalisation sont aisées à appréhender puisqu’elles sont calquées sur celles du contrat d’assurance-vie :  il s’agit d’une enveloppe au sein de laquelle sont logés, outre son fonds en euros offrant systématiquement une garantie en capital,  des unités de compte (UC). Ces supports, investis sur les marchés financiers ou immobiliers, donnent accès, au choix, à une garantie en capital ou à une exposition complète à ces marchés. L’enjeu est de panacher avec doigté ces différents supports pour aboutir à un profil de rendement-risque en phase avec ses attentes.

Les unités de compte permettent de s’exposer à l’ensemble des marchés

Par ailleurs, la palette des unités de compte est très large : les contrats les plus aboutis promus par les assureurs délivre un choix entre plusieurs dizaines de fonds, gérés par des gérants d’actifs internationaux de renom. L’ampleur de la gamme des possibles peut laisser perplexe, aussi il peut être judicieux de se focaliser sur trois types d’offres :
– Le fonds flexible : il a vocation à bénéficier d’une gestion réactive, pilotée par un gérant allocataire, consistant à adapter les expositions du portefeuille aux différentes classes d’actifs, au gré de l’évolution de la conjoncture sur les différents marchés. Il cherche à saisir les opportunités d’investissement, sans assurer cependant une garantie du capital.
– Le fonds immobilier (SCPI ou OPCI) : il procure un rendement régulier fondé sur la récurrence du versement des loyers. Les différents segments du marché immobilier (logement, cliniques, maisons de retraite, logistique, centres commerciaux, bureaux…) permettent de s’exposer à des tendances économiques et sociétales porteuses.
– Le produit structuré : il s’agit de la solution sur-mesure par excellence. Son objectif est d’aller capter une bonne part de la performance d’un marché (actions ou obligations) tout en assurant une garantie partielle voire totale du capital.

Le principe reste de ne s’engager sur des supports comportant un risque en capital qu’avec un horizon d’au moins quatre ans. Et de même, l’assureur se réserve le droit de pénaliser le souscripteur souhaitant effectuer un retrait sur un fonds en euros avant la quatrième année. Enfin, la contrainte de liquidité imposée pour un produit structuré est propre à chacun d’entre eux. 

 

*Le contrat de capitalisation est accessible aux particuliers et aux personnes morales suivantes :
– sociétés non soumises à l’IS ou organismes de droit privé sans but lucratif

– sociétés soumises à l’IS à condition que leur activité principale soit la gestion de leur propre patrimoine, et que leurs associés soient des personnes physiques ou sociétés non soumises à l’IS

Soit : Associations, mutuelles, fondations, SCI, entreprises à l’IR, holdings patrimoniales ou familiales