Le compte à terme reste l’une des solutions privilégiées par les entreprises souhaitant sécuriser leur trésorerie. Ce choix est en effet pertinent pour échapper aux taux négatifs, obtenir une rémunération garantie et récupérer facilement les sommes investies.

Le compte à terme n’a pas dit son dernier mot. Au cours du premier semestre 2021, la hausse des taux du marché obligataire, associée au sentiment d’un retour de l’inflation, a fait de l’ombre à ce type de placement. Mais le nouveau repli des taux observé sur les marchés européens depuis la mi-mai, ainsi que le retour des taux négatifs sur l’OAT 10 ans en juillet, ont démontré que les surplus de rendement offerts par les comptes à terme restent toujours aussi attractifs.

Car tel est le principe du compte à terme, ou « dépôt à terme ». En choisissant d’investir une partie de leur trésorerie sur une durée allant de quelques mois à 10 ans selon les cas, les entreprises  bénéficient d’une rémunération à taux fixe ou progressif. C’est aussi, pour certaines entreprises, une solution pour échapper aux taux négatifs des placements monétaires ou de leurs dépôts à vue de plus en plus taxés par les banques. Un investissement sur un compte à terme reste par ailleurs liquide : le capital investi peut être récupéré avec un préavis de seulement 32 jours, y compris en cas d’engagement initial sur longue durée. Pour cette raison, ce choix est considéré comme un placement en équivalent de trésorerie (cash cash equivalent) pour une entreprise.

Du fait de ses modalités de fonctionnement, le compte à terme offre une flexibilité bienvenue pour les directeurs financiers. En cas de baisse des taux sur les marchés le taux initialement convenu avec la banque sera maintenu pendant toute la durée du placement. À l’inverse, en cas de remontée des taux sur les marchés, ou en cas de hausse durable de l’inflation, il est tout à fait possible de récupérer les sommes investies, moyennant le paiement d’une pénalité, pour reporter son investissement vers une autre offre de placement plus rémunératrice.