Les dépôts importants sont devenus beaucoup trop coûteux pour les banques, qui ne vont plus tarder à répercuter la taxation de leurs liquidités par la BCE, contraignant leurs clients à chercher des alternatives. 


2021, année de la généralisation de la facturation des dépôts ? Très certainement. Et la question cruciale des alternatives en termes de placements va plus que jamais se poser pour les entreprises. La pression exercée sur les banques par la Banque centrale européenne devrait s’avérer trop forte pour que le statu quo demeure. Impatiente de voir sa généreuse politique monétaire profiter au financement de l’économie réelle, l’institution de Francfort incite les groupes bancaires à réduire leurs liquidités en augmentant leurs volumes de crédits. Pour ces derniers le calcul est simple : leurs liquidités placées auprès de la BCE (au-delà des réserves obligatoires) sont « rémunérées » au taux de -0,5%, aussi les dépôts non-rémunérés de leurs clients, qui ont explosé au cours de l’année 2020, leur coûtent 0,5%.

Et s’il serait politiquement très délicat d’imposer une taxation des comptes des particuliers, le tabou risque de sauter concernant les ETI, alors que beaucoup de grandes entreprises y sont déjà soumises, dans un contexte aussi de réduction de leurs coûts par les banques de détail qui s’illustre par des programmes de fermetures d’agences.

Une nécessité d’identifier le montant de trésorerie à placer à plus d’un mois
Dans cette perspective, nul doute que les arbitrages à faire entre les différents supports de placement ne devront pas s’opérer à chaud, lorsque les annonces attendues auront été faites. Un premier acte de gestion particulièrement opportun pourra ainsi consister à identifier le montant de sa trésorerie stable, qui peut être placée à plus d’un mois, afin de la déplacer vers des supports d’investissement permettant d’échapper à la facturation des dépôts.

En premier lieu, le compte à terme reste le produit phare de la trésorerie d’entreprise, car il conserve l’avantage de la garantie en capital, de l’adaptabilité à l’horizon de placement du souscripteur (entre 6 mois et 5 ans) et de la liquidité, avec une possibilité de sortie à tout moment moyennant un préavis de 32 jours, qui permet de saisir de nouvelles opportunités selon l’évolution des taux. Pour sa part, le contrat de capitalisation offre aux personnes morales qui y sont éligibles (associations, holdings patrimoniales…) une même combinaison de très bonne liquidité et de garantie en capital à travers son fonds en euros, susceptible de délivrer un rendement supérieur à 1%.

Le momentum peut être favorable dans la mesure où les assureurs vie recherchent désormais de nouveaux souscripteurs, après avoir subi une décollecte auprès des épargnants, très attentistes au cours des derniers mois.

Un besoin d’évaluer le montant à allouer au moyen-long terme
L’enjeu, dans l’enveloppe « contrat de capitalisation », sera de déterminer, en complément des capitaux affectés au fonds en euros, une part à allouer à des unités de compte (UC), dans une perspective moyen-long terme. En contrepartie d’une moindre liquidité, une UC peut assurer une garantie du capital à un horizon de 4-5 ans.

En termes de classe d’actifs, certains segments du marché immobilier (résidentiel haut de gamme, santé…) pourront être privilégiés, à travers des SCPI spécialisées. Sur les marchés financiers, la conception de solutions sur-mesure fondées sur des produits structurés offrant une combinaison d’expositions aux taux, au crédit et/ou aux actions peut répondre au profil spécifique de chaque investisseur.

Pandat Finance  continuera à accompagner ses clients dans la construction de ce type de solutions, qui sont à adapter aux besoins de chacun, son horizon d’investissement, ses contraintes de liquidité, son appétence aux risques, son cadre réglementaire, son affinité avec les différentes classes d’actifs.