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Pourquoi investir dans les infrastructures non cotées ?
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Définition et périmètre des infrastructures
L’investissement en infrastructures consiste à financer, développer ou acquérir des actifs
physiques essentiels. Le terme « infrastructures » renvoie traditionnellement aux
équipements publics essentiels au fonctionnement de l’économie. Cela comprend
généralement l’énergie, le traitement de l’eau, le transport (aéroports, ports, voie de chemins
de fer, routes/autoroutes/ponts, …).
Mais le concept d’infrastructures va aujourd’hui plus loin en incluant les équipements
nécessaires à la transition numérique et climatique (haut débit, modernisation du réseau,
énergies propres,…), mais aussi les infrastructures sociales (santé, formation, personnes
âgées, …).
Fonctionnement des fonds d’infrastructures
Les fonds d’infrastructures collectent des capitaux auprès d’investisseurs (institutionnels et
qualifiés) et investissent directement dans ces actifs (ou dans des sociétés qui les
possèdent). L’objectif est de bénéficier de revenus stables, de rendements à long terme,
parfois adossés à des contrats de concession dans des secteurs règlementés.
Infrastructures cotées et non cotées
Les actifs d’infrastructure peuvent être cotés (actions ou obligations sur les marchés publics)
ou non cotés (via des fonds privés), avec un rôle majeur des investisseurs institutionnels
(fonds de pension, compagnies d’assurance, etc.).
Taille et structuration du marché des infrastructures
Le marché privé de l’infrastructure s’est développé comme une classe d’actifs à part entière
depuis les années 1990, dépassant les 1 trillion de dollars d’encours privés en 2024.
Néanmoins, cela reste faible par rapport à l’offre « infra » cotée (dette et actions) que l’on
peut estimer à environ 3,5 trillions de dollars aujourd’hui.
La part de dette infrastructure dans le non coté semble assez faible (environ 150 à plus de
200 mds de dollars selon les sources) bien en deçà des encours des actions infra non
cotées.
Typologie des investissements en infrastructures non cotées
La partie la plus significative parmi les actions non cotées infra est celle dite intermédiaire
(core plus/value Added) dont le rendement espéré moyen (TRI) est de l’ordre de 10 à 14%
en moyenne (environ 60% des encours). La frange la plus risquée (nouveaux projets) est, de
son côté, la plus petite (10% des actifs gérés).
Infrastructures greenfield vs brownfield
Les infrastructures peuvent aussi être classées selon les besoins en investissement. On peut
ainsi différencier l’investissement « greenfield » et « brownfield ». Le terme « greenfield » fait
référence à une nouvelle infrastructure qui requiert donc une construction. « Brownfield » fait
référence à des installations de production existantes, actifs d'exploitation dans lesquels les
investisseurs acquièrent la propriété.
Si les actifs de type brownfield tendent à fournir un rendement en cash immédiatement après
acquisition, les actifs greenfield requiert un plus long délai pour être rentabilisés (entrainant
donc des risques additionnels, notamment liés à la construction et à la montée en puissance)
ce qui requiert donc, en compensation, un meilleur rendement prospectif.
Contexte macroéconomique et dynamique récente du marché
L’investissement en infrastructures avait eu tendance à ralentir en Europe après la grande
crise de 2008. De plus, les investissements de modernisation avaient en partie cédé la place
aux investissements de remplacement.
Ce n’est qu’à partir de la pandémie de 2020-21 que
l’impulsion politique européenne a engendré une nouvelle dynamique, en particulier en
direction de l’Europe du Sud.
Les principaux atouts des infrastructures pour les investisseurs
Des actifs moins cycliques
L’intérêt principal des actifs d’infrastructure pour les épargnants est multiple ;
-Leur aspect moins cyclique tout d’abord (consommation d’eau, réseau, télécoms…).. Cela
se manifeste par un béta actions faible (environ 0,7 depuis 20 ans) dans le côté. Cela se
traduit également en ce qui concerne les fonds infra privés par une décote à la NAV souvent
moins variable dans le temps.
Cela se manifeste de la même manière en ce qui concerne la
dette infra par des taux de défaut plus réduits que la dette corporate prise dans son
ensemble (pour une note identique).
Un fort pouvoir de diversification
-Un caractère diversifiant pour les investisseurs. La corrélation entre les indices actions infra
non cotés et du MSCI World (sur la base de la valeur des actifs) est faible sur le plan
historique (moins de 30% de corrélation) ce qui semble assez diversifiant.
Une protection naturelle contre l’inflation
-Leur atout en termes de protection contre l’inflation ensuite. Grâce à leur positionnement
spécifique (monopole, oligopole, régulation, faible élasticité de la demande au prix…), la
capacité de transmission des prix est a priori plus significative que pour le reste du marché.
Il
apparaît ainsi que 2/3 des entreprises infra ont une capacité à transmettre à court ou moyen
terme une hausse des prix des intrants.
Cela est essentiel en particulier dans des phases
d’accélération de l’inflation alors que le reste des entreprises ont une propension a priori plus
importante à absorber cela via une baisse des marges.
Des revenus récurrents et de long terme
-Il s’agit aussi d’actifs physiques à longue durée de vie qui garantissent une source de
revenus récurrents à long terme (e.g. contrats de concession longs avec les pouvoirs
publics) et stables.
Des barrières à l’entrée élevées et une demande inélastique
-La demande d’infras bénéficie d’une demande relativement inélastique et de barrières à
l’entrée élevées
Ces actifs bénéficient aussi d’une législation qui limite le risque politique (garanties
publiques)
Un soutien politique durable
-L’impulsion politique tant aux Etats-Unis (Bipartisan Infrastructure Law, CHIPS & Science
Act, Inflation Reduction Act) qu’en Europe (Next Gen EU) reste favorable et les plans de
relance en Europe et aux Etats-Unis du début des années 2020 se diffusent encore.
Des actifs stratégiques et socialement essentiels
-Certaines infras revêtent une importance vitale pour la société (transition énergétique et
numérique, fourniture d’eau, …) et sont populaires auprès de l’opinion.
FAQ – Infrastructures non cotées
Qu’est-ce qu’un investissement en infrastructures non cotées ?
Un investissement en infrastructures non cotées consiste à financer ou détenir des actifs physiques essentiels (énergie, transport, eau, télécoms, infrastructures sociales) via des fonds privés, en dehors des marchés financiers cotés.
Quelle est la différence entre infrastructures cotées et non cotées ?
Les infrastructures cotées sont accessibles via des actions ou obligations négociées en bourse, tandis que les infrastructures non cotées sont détenues via des fonds privés. Le non coté offre généralement une moindre volatilité, une visibilité accrue sur les flux et un horizon d’investissement plus long.
Quels sont les principaux avantages des infrastructures non cotées ?
Les infrastructures non cotées offrent :
des revenus récurrents et prévisibles,
une faible corrélation avec les marchés actions,
une protection partielle contre l’inflation,
des barrières à l’entrée élevées,
un soutien réglementaire et politique fort.
Quel est le niveau de risque des investissements en infrastructures ?
Le risque dépend du type d’actifs :
les infrastructures brownfield (actifs existants) présentent un profil plus défensif,
les projets greenfield (nouvelles constructions) offrent un potentiel de rendement plus élevé mais avec des risques additionnels liés à la construction et au démarrage.
Quel rendement peut-on attendre des infrastructures non cotées ?
Les stratégies intermédiaires (core plus / value added) affichent historiquement des rendements annuels attendus de l’ordre de 10 à 14 %, selon les périodes, les zones géographiques et la structure des projets.
Les infrastructures protègent-elles contre l’inflation ?
Oui, dans de nombreux cas. Grâce à des mécanismes de régulation, de concession ou de positionnement monopolistique, une large partie des actifs d’infrastructure dispose d’une capacité de transmission des hausses de coûts dans les tarifs.
À quels investisseurs s’adressent les infrastructures non cotées ?
Les infrastructures non cotées s’adressent principalement :
aux investisseurs institutionnels,
aux investisseurs qualifiés,
aux structures patrimoniales ou holdings disposant d’un horizon long terme.
Pourquoi les infrastructures sont-elles soutenues par les politiques publiques ?
Les infrastructures sont essentielles à la transition énergétique, numérique et sociale. Les grands plans de relance (Next Gen EU, Inflation Reduction Act, CHIPS Act…) renforcent la visibilité et la stabilité de cette classe d’actifs sur le long terme.
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