La conjoncture américaine sera-t-elle un atout pour le marché actions en 2026 ?
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La conjoncture américaine sera-t-elle un atout pour le marché actions en 2026 ?
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Une croissance américaine plus résiliente qu’anticipé
La croissance américaine (presque 30% de la demande finale mondiale) a toujours surpris à
la hausse sur les 4 dernières années en atteignant presque 2,6% en moyenne annuelle.
Au début de 2025, une majorité d’économistes affichait pourtant des prévisions plutôt
sombres sur la croissance et l’inflation américaines.
Absence de récession malgré les chocs récents
Certes, il y a eu le Liberation Day (2 avril) avec sa brutalité, mais il n’y a eu ni récession ni
choc inflationniste majeur. Il n’y a pas eu non plus de chute du commerce mondial.
Aujourd’hui, il n’y a pratiquement aucun signe annonciateur de récession imminente. Que ce
soit au niveau macro-financier (inversion de la courbe des taux, forte montée des spreads
high yield) ou macro-économique (dégonflement de bulle d’actif et de dette majeure, forte
montée de l’inflation, baisse des marges, difficultés des banques, choc pétrolier, …).
Les moteurs actuels de la croissance américaine
Notre point de vue général est que grâce à la poursuite des investissements liés à la l’IA, aux
conditions financières plutôt accommodantes, à une impulsion de crédit positive (bien que
faible), aux baisses d’impôts, à la désinflation et à la dynamique de la déréglementation
(énergie/environnement, technologie et IA, finance, construction), les USA sont en mesure
d’atteindre à nouveau environ 2% de croissance cette année, voire un peu plus.
Décorrélation entre investissement et emploi
Beaucoup d’observateurs signalent une décorrélation entre investissement très dynamique
et emploi très faible. Cela a principalement 2 origines distinctes : l’augmentation
« naturelle » des dépenses liées à la mise en œuvre de nouvelles technologies d’une part
avec l’idée de substitution par rapport au travail ; et l’affaiblissement de la demande de
travail dû à une détérioration générale du climat des affaires d’autre part.
Les risques pesant sur la consommation des ménages
Le fléchissement de la demande de travail, combiné à une inflation persistante, pourrait
constituer un facteur de compression du pouvoir d’achat des ménages, un phénomène
amplifié par le frein exercé le trimestre dernier par l’emploi public aux États-Unis. Le risque
de baisse extrême serait donc lié à un secteur des ménages prudent, incapable d’amortir ce
choc, et à une faiblesse de la consommation interagissant avec un secteur des entreprises
également prudent.
Pourquoi le scénario pessimiste reste peu probable
Mais il est assez difficile de croire à ce scénario. D’abord parce que le consommateur
dispose des moyens d’amortir ce choc grâce à de solides effets de richesse, un accès facile
au crédit et la mobilisation de son épargne (le taux d’épargne malgré une baisse de 2,5
points depuis de début de 2024 reste encore confortable à l’aune américaine, à 4% du
revenu disponible).
Ensuite, parce que l’emploi privé ne s’effondre pas, du fait notamment des niveaux de
profitabilité toujours élevés des entreprises américaines, qui n’appellent pas à un
ajustement fort sur l’outil de production. Les créations d’emplois dans le secteur privé ont
atteint (en moyenne mensuelle) 29 000 sur les 3 derniers mois, une croissance supérieure
au point bas de -27 000 enregistré en juin.
Inflation : des tensions maîtrisées à court terme
Quant à l’inflation, elle se situe légèrement sous les 3% actuellement. Certes, il faut
s’attendre à la persistance de rigidités inflationnistes, en partie liée à la poursuite de la
transmission des hausses tarifaires aux prix aux États-Unis. Toutefois, les gains élevés de
productivité, la hausse du taux de chômage, la modération progressive de la composante
logement et des prix de l’énergie et le pricing power limité des entreprises nous rendent
confiants pour le maintien d’une inflation à moins dans les 6 prochains mois.
Une macro américaine globalement favorable aux actions en 2026
Au total, la macro américaine sera légèrement favorable pour le marché actions en 2026
(croissance des BPA assez satisfaisante, attitude légèrement conciliante de la Fed, absence
de reprise inflationniste…).
Les fragilités structurelles du marché actions
Mais elle se heurtera à la vulnérabilité intrinsèque du marché (valorisation absolue et
relative, sentiment de marché, positionnement des investisseurs, poids et concentration de
la performance de la tech…). Toute déception en matière de CA ou de résultats de la part
d’acteurs-clé de la chaine de l’IA serait de nature à susciter un scepticisme généralisé vis-à-
vis de la thématique, conduisant à une forte correction du secteur technologique.
Le marché actions comme moteur de la macro
C’est finalement le marché actions qui guidera la macro américaine plutôt que l’inverse.
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